
Retour au bercail hexagonal et grenoblois.
Après un peu plus d’un an dans le plat pays, je rentre définitivement dans l’Hexagone et attaque ma cinquième et dernière année à Sciences Po.
Une année qui n’a pas été de tout repos notamment au second semestre avec une recherche de stage qui n’en finissait pas et qui a bien failli me coûter mon année universitaire. Mais apparemment, ma bonne étoile était toujours là et j’ai pu finalement atteindre mon but, à savoir travailler dans une institution communautaire. Ce fut une sacrée expérience de bosser au Parlement européen et en particulier pour le groupe socialiste et démocrate durant la période de transition.
Je quitte donc le Plat pays avec un sentiment mêlé car si j’ai pu travailler dans le cadre européen et que j’ai pu visiter Bruxelles, Anvers, Gand et Liège, je n’ai en revanche pas pu suivre jusqu’au bout mon programme : Hé oui ! Pas de visite de la Côte (la mer du Nord), de la Wallonie profonde, de Namur, des Ardennes et d’Arlon sans oublier le Grand-Duché de Luxembourg. La faute à pas d’argent et pas de chance mais qu’à cela ne tienne !
Toujours est-il que je quitte le plat pays de manière dubitative. En effet, durant un an j’ai vécu dans un pays complexe qui se cherche et qui n’a sans doute pas trouvé toutes les réponses à sa perpétuelle crise d’identité. Et si les nombreux francophones et quelques néerlandophones que j’ai rencontrés durant mon année veulent encore croire à l’avenir de la Belgique, on ne peut s’empêcher de douter tant qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait !
Aussi, la Belgique et les Belges naviguent à vue et francophones et néerlandophones fonctionnent comme un couple passionnel : un coup, on s’aime, un coup, on se déteste et ce depuis 1830 ! Pour ma part, je ne crois pas tellement à une scission de la Belgique mais si bien des avenirs se dessinent ! Je pense que Wallons et Flamands ont encore des choses à vivre, seulement cela suppose des efforts et une meilleure compréhension de chacun.
Ainsi, la clé et l’avenir de la Belgique se trouvent dans les mains de la société civile belge sans doute bien plus belgophile que la classe politique ! Je ne sais pas ce que deviendra la Belgique dans quelques années mais au bout du compte, ce petit pays a encore beaucoup à nous apprendre, notamment à nous Français !
Alors voilà ! Ce blog s’arrête. Pour autant, je ne vais pas le supprimer du moins pour l’instant. Je vais voir si je vais le poursuivre sous une autre forme, je me laisse le temps de la réflexion. Au passage, j’en profite pour remercier tous mes lecteurs (aussi bien belges que français) qui ont suivi mon année belgo-européenne qui ne fut pas de tout repos mais qui m’a beaucoup apporté et surtout aidé à grandir davantage !
En ce week-end, je suis resté bien sagement en Flandre, histoire de souffler un peu. J’aurais bien aimé aller sur la Côte mais ma situation financière en décidé autrement ! Donc, pas de Mer du Nord pour moi. Dès lors, je vais me contenter de vous parler d’un évènement qui se déroule le premier dimanche de septembre, chaque année, et qui rassemble de très nombreux Belges flamands, une manifestation qui se veut sportive mais aussi politique. Il s’agit du Gordel.

Car pour ma part, je considère le rattachisme comme une fausse bonne idée dans la mesure où celle-ci demeure au bout du compte, assez farfelue. Il faudrait, en effet, d’une part que la Belgique se scinde effectivement et qu’un compromis soit trouvé sur Bruxelles, chose à exclure immédiatement tant que les deux camps (néerlandophones et francophones) ne seront absolument pas prêts à laisser tomber la capitale belge. Et même si on devait se mettre dans un scénario catastrophe, l’idée d’un rattachement de la Wallonie à la France risquerait tout simplement de capoter lorsque Wallons et surtout Français se rendront compte de la réalité d’un tel projet coûteux. Qui plus est, je ne suis pas certains que les Belges francophones y gagneraient au change : Belges francophones et Français sommes différents les uns des autres, à mon sens et je ne crois pas qu’un Parisien ait des liens particuliers avec un Namurois ou bien encore un Marseillais avec un Bruxellois. Et puis, si la Wallonie devait rejoindre la France, comment ferions-nous pour nous moquer des francophones ? (RIRES)