En effet, je dois vous dire qu’entre les partiels et ma recherche de stage, je n’ai pas eu le temps nécessaire pour bloguer et raconter mes aventures dans le plat pays. Qui plus est, et comme un malheur n’arrive jamais seul, mon PC a rendu définitivement l’âme, il y a bientôt deux semaines, ce qui me complique bien la tâche pour écrire et mettre à jour ce blog. Mais qu’à cela ne tienne, je suis toujours aux avant-postes, sans compter que j’aurai bientôt un nouveau portable.
Mais bon, retour au plat pays et à son actu assez riche ces trente jours derniers, entre la tuerie de Termonde et tout récemment le rejet par les actionnaires de la banque, du projet de rachat de Fortis par la Française BNP Paribas, ce qui n’en finit pas qu’enquiquiner le gouvernement Van Rompuy.
Toutefois, je ne vais pas évoquer ces sujets-là – ou du moins ultérieurement – et vais vous parler de ma boîte aux lettres ou plus précisément d’un tract de campagne que j’ai reçu par deux fois : celui du Vlaams Belang.
Pour mes compatriotes qui ne connaissent pas cette formation, le Vlaams Belang est à ce que le Front national est en France (du moins à ses débuts), c’est-à-dire un parti xénophobe, anti-européen et ouvertement raciste, surfant sur la logique du “tous pourris” et jouant sur les peurs.
Si je vous parle du Vlaams Belang, c’est que ce dernier est un véritable poil à gratter pour la Belgique et notamment en Flandre où il est principalement implanté (Je vous rappelle en effet qu’il n’existe plus de parti national dans le plat pays, ces derniers étant désormais fondés sur la communauté lingustique) et à l’occasion des régionales, ce dernier entend frapper un grand coup sur fond de démagogie et de contre-vérités.
Ainsi, tout y passe, le Vlaams Belang ayant ses cibles préférées, je veux parler des immigrés notamment de confession musulmane et à l’approche des régionales de juin prochain, ce dernier espère bien réaliser un bon score en Flandre où il oscille entre 10 et 15% avec des pointes à 30% dans certaines villes comme Antwerpen (Anvers en français).

Filip de Winter, leader historique du Vlaams Belang
En l’espace de dix ans – sinon plus – le Vlaams Belang et son leader historique Filip de Winter ont réussi à cannibaliser le débat politique dans le plat pays notamment en inscrivant sur l’agenda la scission de la Belgique, chose qui reste encore à mon sens surréaliste mais pas si surréaliste que cela désormais. Ainsi, le Vlaams Belang impose ses vues notamment en ce qui concerne le problème BHV dont la plupart des partis néerlandophones souhaitent une solution allant vers la suppression de cet arrondissement électoral et juridique particulier.
Aussi, le Vlaams Belang est devenu un véritable poison pour la vie politique belge notamment en Flandre où les partis néerlandophones sont de plus en plus obligés de prendre en compte le poids de Winter s’il ne souhaitent pas être dépassés et donc perdre la main, ce qui explique sans doute le jeu dangereux dans lequel s’est engagé le CD&V (Christen Democratisch en Vlaams, Chrétiens démocrates et flamands) lorsque ce dernier avait conclu une alliance avec la Nieuwe Vlaams Alliantie (NVA, Nouvelle Alliance flamande) autre parti sépartiste dirigé par Bart de Waver pour remporter les élections fédérales du 10 juin 2007.

Appel à témoin : j’ai mis en ligne cette caricarture assez intéressante, mais je suis incapable de traduire les dialogues (pour des raisons dont vous vous en doutez, je suppose !) Aussi, si vous êtes Belge néerlandophone ou (parfait) bilingue, vous me seriez d’une grande aide, merci d’avance !
1 réponse jusqu'à présent ↓
Un petit Belge // février 15, 2009 à 11:02 |
Zouden ze weten dat we van het Vlaams Belang zijn = Ils aimeraient savoir que nous sommes du Vlaams Belang.
Maar neen…niemand kan ons ooit herkennen = Mais non…personne ne peut jamais nous reconnaître.
Sur le fond de ton article, il faut cependant souligner que le Vlaams Belang stagne depuis quelques années : il a ainsi perdu la place de premier parti d’Anvers lors des élections communales de 2006 (au profit du bourgmestre socialiste sortant Patrick Janssens) et il a perdu un siège à la Chambre lors des élections fédérales de 2007.
Pourquoi cette érosion? A Anvers, Patrick Janssens a abandonné tous ses mandats nationaux pour faire un bon travail de terrain dans sa ville. Sur le plan national, on assiste à un glissement de l’électoral du Vlaams Belang vers la Liste De Decker qui a un programme économique de droite, est favorable à l’indépendance de la Flandre, mais n’est pas raciste et xénophobe.
Personnellement, je pense que le Vlaams Belang va perdre en juin 2009 des députés régionaux au Vlaams Raad au profit de la Liste De Decker. Cette tendance est confirmée par les récents sondages.