Avertissement
Je reviens sur mon blog après une très longue absence. Il faut dire que je suis toujours à la recherche de ce stage et que même si j’ai parfois mes moments de doute et de colère, je ne perds pas espoir et me dis que je finirais bien par trouver quelque chose (De toutes façons, je n’ai pas le choix !) Du coup, je n’ai plus trop alimenté mon blog d’expatrié, la recherche de stage étant prioritaire. Qui plus est, sans PC, c’est encore plus difficile. Mais, comme je vous le dis, je ne perds pas espoir.
Maintenant, place à l’article !
Gilles
En août dernier, Gaétan, un étudiant de première année de mon école (Sciences Po Grenoble) m’a demandé via Facebook ceci : “Sprenchen du vlaams” ?
La question de Gaétan était bien évidemment une boutade, puisque je ne parle pas un seul mot de néerlandais. Pour autant, je ne peux pas dire autant de mes collocs francophones tant que ces derniers déconsidèrent plus ou moins une langue qui est tout de même majoritaire dans leur propre pays. Et ce n’est pas le récent sondage de la RTBF qui changera la donne puisque selon ce dernier, seulement 30% des francophones mettent le néerlandais comme langue prioritaire contre 70% pour l’anglais.
Il va sans dire qu’un tel sondage a fait bondir plus d’un en Flandre, les Flamands étant partagés entre surprise et consternation. En effet, une large majorité des belges néerlandophones ont une bien meilleure maîtrise des langues que leurs compatriotes francophones et que les premiers manient assez bien la langue de Molière que les seconds, la langue de Van Gogh.
Il faut dire que les mentalités sont largement différentes au Nord et au Sud de la Belgique. Alors que dans la Wallonie francophone, le choix de la seconde langue est libre dans l’enseignement, en Flandre néerlandophone, l’apprentissage du français est obligatoire. Qui plus est, les francophones n’ont jamais considéré l’apprentissage du néerlandais comme utile ne serait-ce dans leur vie de tous les jours, par exemple. Face au français – qui a un statut de langue internationale – le néerlandais a toujours été considérée comme une langue “mineure”. A ce propos, il a fallu attendre 1898 pour cette langue soit reconnue comme langue officielle, soit plus de soixante ans après la fondation de la Belgique. Un détail qui fait mouche et dont les mouvements nationalistes flamands ne manquent pas de rappeler.

Résultats des courses : on en arrive à des déclarations chocs comme celle d’Yves Leterme qui en 2006 considérait que les francophones étaient intellectuellement incapables d’apprendre le néerlandais ! Tollé dans la classe politique francophone du pays mais qui cachait mal une certaine réalité.
Car si j’ai rencontré de nombreux Belges néerlandophones parfaitement bilingues (notamment à l’ULB), nombreux étaient les francophones qui éprouvaient quelques difficultés avec le néerlandais. Aussi – et au risque de me faire l’avocat du diable – on peut comprendre la réaction de certains Flamands qui considèrent que leur langue est snobée par bon nombre de leurs compatriotes francophones.
Ce qui assez curieux au bout du compte car si on pointe assez souvent du doigt les mouvements nationalistes flamands, certains de leurs griefs sont valables, la plupart des Belges néerlandophones, souhaitant seulement que leurs compatriotes fassent un petit effort quand ils se rendent en Flandre en parlant le néerlandais.
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