J’attaque la dernière semaine de mon année d’ouverture en Belgique : il me reste en effet encore quelques jours de stage au Parlement européen avant de rentrer définitivement dans l’Hexagone le 12. Mais je compte bien poursuivre l’écriture de mon blog jusqu’à mon retour.
En ce week-end, je suis resté bien sagement en Flandre, histoire de souffler un peu. J’aurais bien aimé aller sur la Côte mais ma situation financière en décidé autrement ! Donc, pas de Mer du Nord pour moi. Dès lors, je vais me contenter de vous parler d’un évènement qui se déroule le premier dimanche de septembre, chaque année, et qui rassemble de très nombreux Belges flamands, une manifestation qui se veut sportive mais aussi politique. Il s’agit du Gordel.
Créé en 1981, il s’agit d’une manifestation sportive où les participants sont invités à prendre leu vélo et faire le tour de Bruxelles, soit environ 100 kilomètres à parcourir dans la périphérie. Le parcours traverse les villes flamandes entourant la capitale en la ceinturant (d’où le nom de Gordel qui veut dire ceinture en néerlandais) S’inscrivant aujourd’hui dans une ambiance bonne enfant, cette manifestation sportive avait au départ des accents politiques bien prononcés.
En effet, il s’agissait à l’origine de rappeler le caractère flamand de Bruxelles et de sa périphérie en rappelant aux Bruxellois ainsi qu’aux Francophones de la périphérie que cette dernière se trouvait en Flandre, ce qui supposait la suppression de l’arrondissement BHV. De nos jours, le côté politique reste présent et à ce propos, la plupart des responsables politiques néerlandophones sont présents à la Gordel, ainsi que le Premier ministre (lui-même flamand) même si les revendications demeurent moins vives hormis celles de certains indépendentistes. Même les francophones de la périphérie participent au Gordel, s’estimant peu concernés par le caractère politique de l’évènement.
Face à cela, une autre manifestation du même style est organisée le même jour que le Gordel. Il s’agit de la Bretelle (Het Bretel en néerlandais). Créée en 2007, elle a pour vocation de rassembler les habitants de la périphérie et les Bruxellois afin de créer un lien entre la capitale et son arrière-pays. Bien qu’il y ait beaucoup moins de monde à La Bretelle, cette manifestation a aussi son caractère politique puisqu’on rappelle la nécessité pour la capitale belge de garder des rapports avec son hinterland (et non l’inverse, ne serait-ce que sur le plan du développement économique)
Dans les deux cas, la Gordel et la Bretelle mettent la capitale belge au centre de tous les enjeux même si la caractère politique de plus en plus relégué au second plan.

