L’Université Libre de Bruxelles (ULB) a été fondée en 1834 par Pierre-Théodore Verhaegen, un avocat de formation peu de temps après la fondation de la Belgique en 1830. A cette époque, l’université comptait 96 étudiants et il s’agissait de former la future élite belge. C’est la première université bruxelloise en termes d’ancienneté puisqu’avant 1831, seules Gent (Gand), Leuven (Louvain) et Liège (Luik) possédaient en leur sein une institution d’enseignement supérieur.
La particularité de l’ULB se résume en sa qualité d’institution non confessionnelle et ses fondateurs ainsi que ceux qui l’ont dirigé se sont toujours attachés à ce principe. Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, le recteur (l’équivalent du Président) avait décidé de fermer l’établissement en signe de protestation face à l’occupant allemand.
Aujourd’hui, l’ULB compte plus de 20 000 étudiants dont 30% d’étrangers ERASMUS ou non. La plupart de ces étudiants sont francophones mais on trouve également des néerlandophones notamment au sein de l’Institut d’Etudes Européennes. Toutefois, ces derniers peuvent effectuer leur parcours universitaire à la Vrije Universiteit Brussel, l’équivalent néerlandophone de l’ULB et la seule université de Bruxelles de langue néerlandaise. Notez que l’ULB et la VUB sont deux entités totalement indépendantes, conséquence de la fédéralisation du pays notamment dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement scolaire même si les deux institutions conservent des liens en particulier dans le domaine de la recherche.
L’ULB – qui s’étend sur trois sites (La Plaine, Solbosch et Anderlecht) – occupe le 102ème rang mondial dans le classement de l’Université de Shanghai ainsi que le 35ème rang européen. Université privée ayant la vocation d’un service public, elle regroupe sept facultés, quatre écoles (dont l’IEE) ainsi que une grande bibliothèque moderne qui compte plus de deux millions d’exemplaires. Elle compte également trois anciens Prix nobel (le dernier datant de 1977)
Niveau vie étudiante, on dénombre près d’une trentaine de « cercles » en fonction des matières enseignées. Cette vie estudiantine est plutôt riche notamment au début de l’année avec le baptême (qu’on appellerait chez nous le bizutage), la Saint-Verhaegen (jour de la fondation de l’université) ou bien encore le Carnaval.


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Julien // septembre 11, 2009 à 8:12 |
Une belle curiosité pour un français. Franchement étonnant. Après des années de moqueries de la part de nos voisins du sud, la Belgique est bien à la mode chez eux, mais de façon un peu condescendante il me semble (image du “bon belge rigolo rempli d’auto-dérision”). Quant-à tes articles, quoique ayant le mérite de vouloir comprendre, il y manque un peu de recul. La nationalité belge te fait peut-être défaut ici pour pouvoir bien appréhender certaines réalités. Je repense à cet article sur cette rencontre avec une francophone d’Anvers. Bien sûr le francophone est paresseux en ce qui concerne l’apprentissage des langues, bien sûr le système éducatif linguistique n’est pas très sexy pour motiver les troupes à apprendre le flamand. Et alors? Qu’est-ce que cela a à voir avec des revendications de séparatisme. Le wallon s’en fout du flamand (la langue) et ne demande qu’à vivre en paix. Les revendications viennent du nord. Malheureusement, par réaction, on voit apparaître d’autres mouvement séparatistes au sud. Mais par réaction uniquement.Et il est faux de dire qu’un flamand qui aborde un francophone le fait en français, il suffit de vivre un peu à Bruxelles pour s’en rendre compte. Se retrancher derrière une frontière linguistique obtenue après des semaines de compromis et figée dans le temps d’une manière aberrante (elle ne respecte pas du tout la réalité linguistique du pays) est une idiotie. Bruxelles est francophone, avec une minorité flamande, et alors? C’est comme ça, point barre. Même si historiquement on peut chipoter en disant que c’est une ville flamande. La faiblesse de ce raisonnement est tout esimple: où s’arrêter dans le temps pour décréter qu’une ville est francophone, celte, latine ou flamande. Il y a 2 siècle elle était flamande, mais avant cela? Et puis si elle était flamande elle ne l’est plus. Nice était italienne. La considères-tu comme française? Le monde change, bouge. Un groupe ne peut pas revendiquer une ville sous prétexte que jadis elle leur “appartenait”, c’est ridicule. Je ne parlerai pas des communes à facilités ici. Quoique. Prétendre que des communes majoritairement francophone (80-90 %) sont flamandes parce que il y a 40 ans une majorité flamande à la Chambre a imposé ses vues à une minorité francophone et a ainsi dessiné la frontière incohérente que nous connaissons aujourd’hui, est une honte. Se retrancher derrière : ces communes sont en flandre donc on y parle flamand est tout simplement nier la réalité d’une population, de surcroît majoritaire.
Enfin, c’est un problème complexe, et oui si nous connaissions mieux le flamand, peut-être y aurait-il moins de tensions? Personnellement, je n’y crois pas, car le nord est gouverné par des élites aveuglées par la cupidité et qui fantasment une Flandre riche débarrassée de son boulet: les francophones. Il est plus facile de se débarasser d’un autre que l’on considère comme différent. Cette connaissance éventuelle de l’autre langue, chaque communauté ne pourrait s’en rendre compte que dans les zones de vie en commun, comme Bruxelles, ou lors d’événements périodiques (les vacances à la mer du Nord ou en Ardennes). Le reste du temps chacun reste chez soi, au nord ou au sud, et l’argument: “les wallons creusent le déficit de la Belgique” a plus de poids que “souviens-toi de ce francophone que nous avons rencontré à Libramont, il parlait flamand. Ils sont gentils en fait les francophones”.
Enfin, lorsque tu dis que Bruxelles manque d’envergure, je te signale que tu parles de la capital d’un pays de 10 000 000 d’habitants. Alors la mettre sur le même pied que Paris, Madrid ou Londres, me semble à tout le moins maladroit. De plus, il est vrai que certaines communes de Bruxelles ne sont pas très propres. Mais que penser de certains quartiers de Paris (que je connais bien puisque mon frère y habite) ou d’autres grandes villes françaises? Excuse-moi mais malheureusement c’est souvent le lot des grandes urbanisations. Maintenant il est sûr qu’il y a des efforts à fournir en la matière.
Voilà, bonne journée.