Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for octobre 2008

Drôle de baptême !

Depuis le début de la rentrée universitaire, j’assiste à bien d’étranges spectacles dans les artères du campus du Solbosch de l’ULB. Des étudiants habillés comme des clodos, en file indienne se faisant plus ou moins crier dessus par d’autres étudiants plus âgés qu’eux et qui ont des rituels plus ou moins bizarres !

Qu’on se rassure, il ne s’agit pas de sectes qui auraient soudain envahi l’ULB mais d’étudiants en plein « baptême ». En France, on appellerait cela le bizutage, chose assez moins présente aujourd’hui (hormis en médecine, mais bon la médecine est un monde à part !) en raison des nombreux abus qui ont eu lieu dans le passé. A ce titre, le politique s’en est mêlé puisqu’une loi punit désormais tous excès concernant le bizutage.

Mais en revenons à nos chers étudiants bizuts, ah pardon ! Bleus ! Dans le plat pays, c’est comme cela qu’on désigne les étudiants en première année qui dans le cadre de « cercles » doivent s’intégrer à la vie universitaire. Au programme, de nombreuses activités et il faut dire que les Bleus sont plus ou moins traités comme des chiens (ou comme des « sous-hommes »[1] comme qui dirait un certain George Frêche, un responsable politique bien de chez nous). D’ailleurs, je vous avoue que cela m’a fait un peu bizarre de voir ces fameux Bleus se faire plus ou moins traiter de la sorte, comme si au bout du compte ils étaient à l’armée. Mais bon, selon les anciens, cela forge le caractère des bizuts et ces derniers partent mieux armés dans leurs études.

Et le baptême dure un mois, voire un mois et demi selon les nombreux cercles que compte l’ULB. Il y a au moins trente et encore je ne suis pas sûr du chiffre tellement qu’ils sont variés : en effet, cela va des Sciences à l’Histoire en passant par celui de Philosophie. Toujours est-il que l’esprit est là et l’ambiance reste bon vivant !


[1] Note pour les internautes belges : Georges Frêche est le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon (Attention, la notion de région n’est pas la même par rapport à la votre). Ce dernier lors d’une cérémonie en souvenir de la guerre d’Algérie en 2005 avait prononcé des mots très durs vis-à-vis des harkis (Algériens musulmans ayant rejoint l’administration et l’armée française durant la guerre) en les traitant de « sous-hommes ». Il va sans dire qu’un tel dérapage avait fait scandale chez nous !

Publicités

Read Full Post »

Un week-end flamand

Chose promise, chose due, voici le compte-rendu de mon escapade chez les Flamands.

Ce week-end dernier, je suis parti aux aurores à Geel, dans la province d’Anvers. Direction la gare d’Etterbeek, une gare bien vide pour un samedi matin comme en témoigne cette photo.

La Gare d'Etterbeek aux alentours de 9 heures

Malgré tout, je n’ai pas beaucoup eu à attendre dans le froid puisque mon train est rapidement arrivé. Un changement à Bruxelles Central et c’est ensuite parti pour la Flandre dans un train malgré tout rempli et avec un cheminot parfaitement bilingue dans ses annonces. Il faut bien en profiter car une fois que le train est entré en gare de Vilvoorde, ce dernier s’est mis à parler uniquement en néerlandais ! Hé oui, respect de la frontière linguistique oblige, on ne plaisante pas avec la loi apparemment ! Je vous avoue que cela m’a fait un peu bizarre mais bon, je me dis qu’en même temps, les Belges ont en l’habitude !

Anwerpten Centraal

Après près d’une heure de trajet, j’arrive à Antwerpen Centraal (Anvers) pour un autre transit ! Une bien jolie gare à trois niveaux de quais une grande luminosité. Cela change de la grisaille bruxelloise ! Un rapide renseignement sur mon transit (en anglais) au chef de gare et à deux passants, et j’embarque dans une rame en direction d’Hasselt. Ce n’est qu’après quarante-cinq minutes que j’arrive enfin à la gare de Geel.

La ville de Geel est souvient mentionnée sur une carte de la Belgique, mais bon, elle fait davantage figure de village que de cité. On se croirait à nos chères provinces au fin-fond de nulle part, type Voiron ou La Tour du Pin ! Un rapide coup de fil à mon oncle et ce dernier vient me chercher en… mobylette ! Et comme qui dirait Kamini, dans sa chanson Marly-Gomont « la mobylette, c’est le métro des petits patelins ! »

Arrivé chez mon oncle, je prends mes aises et je m’informe un peu sur la vie à Geel, comment vivent les habitants. Selon lui, il y a pas mal d’étrangers dans la ville et cela ne semble pas poser de problèmes particuliers. Toutefois, on ne peut pas dire que les gens aiment s’aventurer en dehors de leur ville puisque la plupart des habitants ne sont jamais allés à Bruxelles, ce qui est surprenant en soi et quand on connait la superficie de la Belgique !

Geel Stadhuis (Hôtel de ville de Geel)

Par la suite, je me suis promené en ville et je dois bien vous avouer qu’on fait rapidement le tour ! La Stad Huis (l’Hôtel de ville) et les deux églises sont les principales « attractions » de Geel. Bon, il y a également la Grote Markt (Grand’Place) mais à part cela… ce n’est pas tellement la joie sans compter que les commerçants du centre-ville ferment boutique à 18 heures ! En clair, quand on est jeune et qu’on n’a pas envie d’aller jusqu’à Bruxelles, on peut toujours aller à Anvers (enfin… si on est motivé !) Toujours est-il que dans cette ville flamande, je n’ai pas rencontré de méchants flamingants qui me regardaient avec des yeux ronds ou qui me faisaient comprendre que je n’étais pas le bienvenu ! Bien au contraire, toujours un passant qui vous aide pour vous indiquer le chemin même si ces derniers étaient subitement beaucoup plus à l’aise dans la langue de Shakespeare que de celle de Molière.

Alors voilà ! Un petit week-end flamand assez court (j’ai passé pas mal de temps en famille aussi !) et bien exhaustif ! Mais qu’à cela ne tienne, je compte bien revenir en Flandre et m’attaquer notamment à la ville d’Anvers !

Read Full Post »

Destination Vlaanderen

Une très courte note pour vous dire que je me suis enfin décidé de quitter temporairement Bruxelles pour me rendre en Flandre. Direction la province du Limbourg et la ville de Geel où j’ai de la famille. Aussi, je vais profiter du week-end pour faire mes premiers pas dans le nord du pays, une région qu’on décrit de manière négative assez souvent.

En attendant, je vous mets en ligne une vidéo assez caricaturale sur les rapports entre Wallons et Flamands !

Bon week-end, et promis je vous raconte tout à mon retour.

Read Full Post »

Une des choses qui me frappe à Bruxelles (et par extension en Belgique), c’est le rapport à la nation et ses symboles (l’hymne, le drapeau, la langue, etc.)

En effet, j’ai voulu un peu tester les personnes belges que j’ai rencontrées depuis mon installation à Bruxelles en leur demandant une question simple : Connaissez-vous la Brabançonne ?

Les réponses furent assez hétérogènes, à mon sens. De fait, si certains répondait par l’affirmative, d’autres étaient en revanche un peu plus hésitants dans leurs propos. Enfin, certains m’avouaient carrément qu’ils ne connaissaient les paroles, voire l’air de la Brabançonne ! En revanche – et chose un peu déconcertante à mon sens – ces mêmes personnes connaissent sans problème notre chère hymne, la Marseillaise, qui fut copieusement sifflée lors du match France – Tunisie de mardi dernier.

Je me suis posé la souvent à propos d’une telle méconnaissance de la Brabançonne. Bon sans doute que j’exagère pas mal et que les Belges qui liront cet article, infirmeront mes dires, mais il va sans dire qu’il y a comme un sentiment bizarre lorsqu’on évoque la Brabançonne. A propos de la Marseillaise et du fait que les Belges connaissaient plus cet hymne que le leur, une des colocataires me répondait que nous Français, on la chante assez souvent et que du coup, ils l’entendent assez souvent.

Personnellement, je ne sais pas si cette explication suffit car, en guise de contre-exemple, on peut évoquer l’Allemagne : si les Allemands expriment un fort patriotisme, je ne suis en revanche pas sur que tous les Belges connaissent l’hymne allemand, du moins seraient capables de fredonner l’air spontanément, ce qui est le cas de la Marseillaise.

Alors, je dois vous avouer cela me surprend et que cette méconnaissance de la Brabançonne est sans doute une des sources du malaise belge et à ce jeu-là, on ne peut pas dire que la classe politique locale soit d’une grande aide ! En effet, faut-il rappeler qu’au mois de juillet 2007, celui qui allait devenir Premier ministre fédéral, un certain Yves Leterme, s’est montré plus qu’embarrassé lorsqu’un journaliste de la RTBF lui a demandé s’il connaît l’hymne national de son pays ? En guise de pirouette, Leterme a alors chanté la Marseillaise avant d’avouer qu’il n’en savait rien du tout. Il va sans dire que cela s’était déroulé en France, celui ou celle qui viserait la magistrature suprême, pourrait tout simplement dire adieu à sa carrière politique !

Alors voilà ! Sans doute qu’en tant que Français, habitué à nous apprendre la Marseillaise depuis tout petit, je suis un peu surpris mais bon ! En attendant, je me permets de vous mettre en ligne la Brabançonne chantée par Helmut Loti et (pour le fun (?)) la fameuse réponse d’Yves Leterme au journaliste de la RTBF.

Read Full Post »

Le pouvoir d’achat

Parlons conso et d’un problème qui touche également nos chers voisins, le pouvoir d’achat !

Lundi dernier, une grande grève nationale a été lancée par les trois principaux syndicats de Belgique, un mouvement social plutôt bien suivi, à tel point que j’ai surpris de voir les magasins d’alimentation fermés. Un choc en gros ! (RIRES)

Toujours est-il que dès le lendemain, j’en ai profité pour exercer mon fameux pouvoir d’achat (Bon, en même temps, je n’ai pas trop de choix, il faut bien manger !) Aussi, après être passé chez Dexia retirer des sous (Dieu merci, ils ont encore de l’argent ! J), je pars faire mes courses dans une curieuse enseigne : Colryut.

Curieuse enseigne car si de l’extérieur, il s’agit d’un magasin quoi de plus normal, à l’intérieur on arrive dans un gigantesque entrepôt où les produits sont stockés tels quels. En clair, on ne fait pas dans le détail et on ne soigne absolument pas la présentation ! Juste le produit, vous prenez et vous passez votre chemin sans plus ! A Colryut, on ne fait pas dans la complication, d’ailleurs je dois vous avouer que l’ambiance entrepôt plus ou moins mal éclairé m’a paru un peu bizarre.

Toutefois, si l’ambiance entrepôt laisse un peu à désirer, côté pouvoir d’achat j’étais plutôt content ! Vous l’aurez compris, en faisant le strict minimum, l’enseigne Colryut réduit ses coûts et réalise des marges qu’elle répercute sur le prix de ses produits. Résultats des courses, Colryut c’est l’endroit pour faire de bonnes affaires en trouvant notamment des produits de grandes marques à prix adorable !

Quelques jours plus tard, second test de mon pouvoir d’achat en allant au restaurant après le cours ô combien indigeste ! (en raison de sa tranche horaire) de Relations entre l’Europe et les pays du Sud. Je pars diner au restaurant avec Nanh-Thi, un ERASMUS québécois et Léa, une ERASMUS française, étudiante à Sciences Po Aix.

Nous prenons une table dans une taverne plutôt sympa et je commande une salade orientale plutôt bien fournie et qui m’a coûté la somme de 10,40 €. A Paris ou Grenoble, j’aurai eu soit une quantité bien moins importante pour le même prix ou soit une quantité équivalente pour un prix plus élevé. Pire encore, si j’étais à Montréal, selon les dires de Nanh-Thi, cette même salade m’aurait coûté aux alentours de $ 20.

Bref, j’ai testé mon fameux pouvoir d’achat et je dois bien avouer que le niveau de vie est légèrement meilleur à Bruxelles qu’à Paris.

A suivre…

PS : rien à voir avec l’article, mais j’en profite pour évoquer très brièvement la sympathie et l’ouverture des Belges. En effet, lors de mon dîner, j’ai pu rencontrer et discuter avec trois ravissantes demoiselles, et une d’elle m’a même proposé d’échanger nos numéros (les voici en photo, mais je ne vous montrerai pas celle à qui j’ai donné mon numéro de portable (RIRES))

PS 2 : pour les amateurs de bonne chaire, voici l’adresse (approximative) du restaurant :

Le Grenier d’Elvire

Chaussée de Boondael (Boondaalse Steenweg) 319

Ixelles (Elsene)

1050 BRUXELLES (BRUSSEL)

Read Full Post »

Brussels Mania

De retour après une semaine assez speed il faut dire ! Entre les derniers choix de cours à faire et la liste de ces derniers à faire valider et par l’IEP et par l’ULB, je n’avais plus tellement de temps à me consacrer sans compter qu’il faut que je retape mes notes de cours, histoire d’éviter une charge énorme de boulot par la suite.

Malgré tout, j’ai quand même pu aller à une nouvelle soirée ERASMUS organisée par l’Office du Tourisme de Bruxelles. A l’arrivée, distribution gratuite de bière (je vous rassure, je n’ai bu qu’un verre !), dégustation de chocolat et de cornet de frites à volonté. En clair, c’était la Belgique et Bruxelles dans tous ses états et pour la petite histoire, j’ai même pu rencontrer Tintin et son fidèle compagnon comme en témoigne cette photo :

 

Après cette rencontre oh combien émouvante (RIRES), la soirée bat son plein avec notamment un tirage au sort pour offrir à ses proches un voyage à Bruxelles. Je n’ai malheureusement pas gagné mais qu’à cela ne tienne car après j’en ai profité pour enflammer la piste de danse jusqu’aux alentours de 3 heures du matin (Bon, j’exagère un peu mais si si ! J’ai vraiment dansé ! (RIRES)) Toujours est-il que je suis rentré quarante minutes plus tard chez moi bien lessivé, juste le temps de récupérer avant d’aller à l’ULB !

Et les cours dans tout cela ? Comme me l’a gentiment rappelé le responsable du Service « Relations internationales » de l’IEP, Monsieur James Anderson, nous ne sommes pas en vacances ! Mais qu’il se rassure, je vais à tous les cours et je viens d’ailleurs d’arrêter ma liste dont je vous en donne le contenu :

Liste de cours pour le Premier semestre à l’ULB :

The Political System of the EU (en anglais, mais si cela est évident à la lecture du titre !)

Problèmes actuels dans les pays d’Europe centrale et orientale

Politiques de l’Europe sociale et dimension internationale

Relations entre l’Europe et les pays du Sud

La Cour de Justice des Communautés Européennes

Finances communautaires (cours en anglais, je précise !)

Introduction au droit européen

Bref, un choix assez général mais un emploi du temps finalement instable dans la mesure où certains de mes cours ne durent que 12 heures ou ne commencent qu’à la fin octobre ou bien encore par session de quelques heures. Bref, cela est un peu déroutant surtout si on compare à notre chère et vieille maison.

A suivre…

Read Full Post »