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Archive for mai 2009

Ce dimanche a lieu le second test match opposant le Standard de Liège au RSC Anderlecht dans le cadre de la Jupiler League, le championnat de foot belge, un championnat à suspens puisqu’à l’issue des trente-quatre journées prévues dans le calendrier, les deux équipes sont à égalité (74 points chacun). Le règlement de l’UBF (l’Union belge de football) ne prévoyant pas de système de différence de but pour départager les deux équipes, Bruxellois et Liégeois s’affrontent donc dans une sorte de finale.

Cette confrontation ultime est largement suivie par les Belges comme toute la saison du championnat d’ailleurs. Ainsi, les supporters de Mouscron (une ville située dans le Hainaut, à la frontière avec la France) ont retenu leur souffle, le club étant menacé durant longtemps de relégation pour cause de soucis financiers. Pour ainsi dire, le football fait partie des mœurs et il n’est pas rare que les politiques s’invitent dans les émissions sportives pour exprimer leur passion du ballon rond. Ainsi, en décembre dernier, j’ai pu voir l’ancien Premier ministre Yves Leterme être l’invité de Studio 1, l’équivalent de Téléfoot, une des rares émissions qui soit diffusée aussi bien sur une chaîne francophone (la RTBF) que néerlandophone (la VRT)

Cette passion pour le championnat contraste assez fortement avec les performances de l’équipe nationale belge dans les compétitions sportives car si le championnat belge suscite un vif intérêt, on ne peut pas dire pour autant des Diables rouges qui ne font plus tellement peur. Depuis quelques années, la Belgique affiche des mauvais résultats sur le plan footballistique à tel point que l’actuel entraîneur René Vandereycken a été remercié – pour mauvais résultats dans la qualification à la Coupe du monde 2010 –  pour être sans doute remplacé par le Néerlandais Dick Advocaat, l’objectif étant de sauver les meubles (c’est-à-dire, accéder aux barrages et encore !)

Depuis quelques années, les Diables rouges ne font plus rêver et on est très loin d’une époque où on voyait souvent le plat pays dans les compétitions officielles, la dernière étant la Coupe du monde 2002 en Corée et au Japon. A cette époque, l’équipe du sélectionneur Robert Waseige et de son capitaine Marc Wilmots avait réalisé un très bon parcours en atteignant les 1/8 de finale de la compétition pour ensuite se faire battre par le Brésil. Depuis cette date, c’est la disette et les amoureux du ballon rond attendent désespérément de voir leur équipe au plus haut niveau.

Toutefois, si les Diables ne font plus rêver, c’est aussi à mettre en lien avec la situation politique actuelle du pays. En effet, on pourrait dire ceci : « dis moi quel pays tu es et quelle société tu as, je te dirais quelle équipe de football tu as ». Le football est un reflet de notre société et cela est d’autant plus vrai pour une équipe nationale telle qu’elle soit. Ainsi, une équipe forte, cela renvoie une image positive du pays qui rejaillit sur la société qui est fière de son équipe et donc de son pays. La crise identitaire et politique belge actuelles a son impact sur une équipe belge en manque de leader et surtout d’exemple même si cela est moins spectaculaire. Pour un Diable rouge, porter le maillot tricolore n’a plus réellement de signification, ce qui amène à un manque d’ambition.

Dès lors, les Belges ont du mal à se reconnaître dans une équipe qui elle-même doute et qui peine à faire naître un ressenti national. Pour autant, le football est le sport par excellence où se crée une communion nationale, une communion dont auraient bien besoin les Belges.

Edit (25 mai à 02h15)

Pour la petite histoire, c’est finalement le Standard de Liège qui est sacré champion de Belgique pour la seconde année consécutive, en battant Anderlecht 1 but à 0 à domicile.

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Ce samedi 9 mai marque la journée de l’Europe, en souvenir du discours de Robert Schuman prononcé en 1950, prélude à la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier.

En cette journée, les institutions européennes ouvraient leurs portes au public et il était évident pour moi d’y être !

Aussi, je vous mets en ligne ces quelques photos du Parlement européen, un bien joli bâtiment au passage !

Gilles

 

 

 

PS : pour la dernière photo, c’est juste un petit clin d’oeil pour l’avenir ! (RIRES)

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Avertissement

Je reviens sur mon blog après une très longue absence. Il faut dire que je suis toujours à la recherche de ce stage et que même si j’ai parfois mes moments de doute et de colère, je ne perds pas espoir et me dis que je finirais bien par trouver quelque chose (De toutes façons, je n’ai pas le choix !) Du coup, je n’ai plus trop alimenté mon blog d’expatrié, la recherche de stage étant prioritaire. Qui plus est, sans PC, c’est encore plus difficile. Mais, comme je vous le dis, je ne perds pas espoir.

Maintenant, place à l’article !

Gilles

En août dernier, Gaétan, un étudiant de première année de mon école (Sciences Po Grenoble) m’a demandé via Facebook ceci : « Sprenchen du vlaams » ?

La question de Gaétan était bien évidemment une boutade, puisque je ne parle pas un seul mot de néerlandais. Pour autant, je ne peux pas dire autant de mes collocs francophones tant que ces derniers déconsidèrent plus ou moins une langue qui est tout de même majoritaire dans leur propre pays. Et ce n’est pas le récent sondage de la RTBF qui changera la donne puisque selon ce dernier, seulement 30% des francophones mettent le néerlandais comme langue prioritaire contre 70% pour l’anglais.

Il va sans dire qu’un tel sondage a fait bondir plus d’un en Flandre, les Flamands étant partagés entre surprise et consternation. En effet, une large majorité des belges néerlandophones ont une bien meilleure maîtrise des langues que leurs compatriotes francophones et que les premiers manient assez bien la langue de Molière que les seconds, la langue de Van Gogh.

Il faut dire que les mentalités sont largement différentes au Nord et au Sud de la Belgique. Alors que dans la Wallonie francophone, le choix de la seconde langue est libre dans l’enseignement, en Flandre néerlandophone, l’apprentissage du français est obligatoire. Qui plus est, les francophones n’ont jamais considéré l’apprentissage du néerlandais comme utile ne serait-ce dans leur vie de tous les jours, par exemple. Face au français – qui a un statut de langue internationale – le néerlandais a toujours été considérée comme une langue « mineure ». A  ce propos, il a fallu attendre 1898 pour cette langue soit reconnue comme langue officielle, soit plus de soixante ans après la fondation de la Belgique. Un détail qui fait mouche et dont les mouvements nationalistes flamands ne manquent pas de rappeler.

Résultats des courses : on en arrive à des déclarations chocs comme celle d’Yves Leterme qui en 2006 considérait que les francophones étaient intellectuellement incapables d’apprendre le néerlandais ! Tollé dans la classe politique francophone du pays mais qui cachait mal une certaine réalité.

Car si j’ai rencontré de nombreux Belges néerlandophones parfaitement bilingues (notamment à l’ULB), nombreux étaient les francophones qui éprouvaient quelques difficultés avec le néerlandais. Aussi – et au risque de me faire l’avocat du diable – on peut comprendre la réaction de certains Flamands qui considèrent que leur langue est snobée par bon nombre de leurs compatriotes francophones.

Ce qui assez curieux au bout du compte car si on pointe assez souvent du doigt les mouvements nationalistes flamands, certains de leurs griefs sont valables, la plupart des Belges néerlandophones, souhaitant seulement que leurs compatriotes fassent un petit effort quand ils se rendent en Flandre en parlant le néerlandais.

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