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Archive for septembre 2009

Retour au bercail hexagonal et grenoblois.

Après un peu plus d’un an dans le plat pays, je rentre définitivement dans l’Hexagone et attaque ma cinquième et dernière année à Sciences Po.

Une année qui n’a pas été de tout repos notamment au second semestre avec une recherche de stage qui n’en finissait pas et qui a bien failli me coûter mon année universitaire. Mais apparemment, ma bonne étoile était toujours là et j’ai pu finalement atteindre mon but, à savoir travailler dans une institution communautaire. Ce fut une sacrée expérience de bosser au Parlement européen et en particulier pour le groupe socialiste et démocrate durant la période de transition.

Je quitte donc le Plat pays avec un sentiment mêlé car si j’ai pu travailler dans le cadre européen et que j’ai pu visiter Bruxelles, Anvers, Gand et Liège, je n’ai en revanche pas pu suivre jusqu’au bout mon programme : Hé oui ! Pas de visite de la Côte (la mer du Nord), de la Wallonie profonde, de Namur, des Ardennes et d’Arlon sans oublier le Grand-Duché de Luxembourg. La faute à pas d’argent et pas de chance mais qu’à cela ne tienne !

Toujours est-il que je quitte le plat pays de manière dubitative. En effet, durant un an j’ai vécu dans un pays complexe qui se cherche et qui n’a sans doute pas trouvé toutes les réponses à sa perpétuelle crise d’identité. Et si les nombreux francophones et quelques néerlandophones que j’ai rencontrés durant mon année veulent encore croire à l’avenir de la Belgique, on ne peut s’empêcher de douter tant qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait !

Aussi, la Belgique et les Belges naviguent à vue et francophones et néerlandophones fonctionnent comme un couple passionnel : un coup, on s’aime, un coup, on se déteste et ce depuis 1830 ! Pour ma part, je ne crois pas tellement à une scission de la Belgique mais si bien des avenirs se dessinent ! Je pense que Wallons et Flamands ont encore des choses à vivre, seulement cela suppose des efforts et une meilleure compréhension de chacun.

Ainsi, la clé et l’avenir de la Belgique se trouvent dans les mains de la société civile belge sans doute bien plus belgophile que la classe politique ! Je ne sais pas ce que deviendra la Belgique dans quelques années mais au bout du compte, ce petit pays a encore beaucoup à nous apprendre, notamment à nous Français !

Alors voilà ! Ce blog s’arrête. Pour autant, je ne vais pas le supprimer du moins pour l’instant. Je vais voir si je vais le poursuivre sous une autre forme, je me laisse le temps de la réflexion. Au passage, j’en profite pour remercier tous mes lecteurs (aussi bien belges que français) qui ont suivi mon année belgo-européenne qui ne fut pas de tout repos mais qui m’a beaucoup apporté et surtout aidé à grandir davantage !

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J’attaque la dernière semaine de mon année d’ouverture en Belgique : il me reste en effet encore quelques jours de stage au Parlement européen avant de rentrer définitivement dans l’Hexagone le 12. Mais je compte bien poursuivre l’écriture de mon blog jusqu’à mon retour.

En ce week-end, je suis resté bien sagement en Flandre, histoire de souffler un peu. J’aurais bien aimé aller sur la Côte mais ma situation financière en décidé autrement ! Donc, pas de Mer du Nord pour moi. Dès lors, je vais me contenter de vous parler d’un évènement qui se déroule le premier dimanche de septembre, chaque année, et qui rassemble de très nombreux Belges flamands, une manifestation qui se veut sportive mais aussi politique. Il s’agit du Gordel.

Créé en 1981, il s’agit d’une manifestation sportive où les participants sont invités à prendre leu vélo et faire le tour de Bruxelles, soit environ 100 kilomètres à parcourir dans la périphérie. Le parcours traverse les villes flamandes entourant la capitale en la ceinturant (d’où le nom de Gordel qui veut dire ceinture en néerlandais) S’inscrivant aujourd’hui dans une ambiance bonne enfant, cette manifestation sportive avait au départ des accents politiques bien prononcés.

Parcours du Gordel dans la région flamande autour de la capitale belge

En effet, il s’agissait à l’origine de rappeler le caractère flamand de Bruxelles et de sa périphérie en rappelant aux Bruxellois ainsi qu’aux Francophones de la périphérie que cette dernière se trouvait en Flandre, ce qui supposait la suppression de l’arrondissement BHV. De nos jours, le côté politique reste présent et à ce propos, la plupart des responsables politiques néerlandophones sont présents à la Gordel, ainsi que le Premier ministre (lui-même flamand) même si les revendications demeurent moins vives hormis celles de certains indépendentistes. Même les francophones de la périphérie participent au Gordel, s’estimant peu concernés par le caractère politique de l’évènement.

Face à cela, une autre manifestation du même style est organisée le même jour que le Gordel. Il s’agit de la Bretelle (Het Bretel en néerlandais). Créée en 2007, elle a pour vocation de rassembler les habitants de la périphérie et les Bruxellois afin de créer un lien entre la capitale et son arrière-pays. Bien qu’il y ait beaucoup moins de monde à La Bretelle, cette manifestation a aussi son caractère politique puisqu’on rappelle la nécessité pour la capitale belge de garder des rapports avec son hinterland (et non l’inverse, ne serait-ce que sur le plan du développement économique)

Dans les deux cas, la Gordel et la Bretelle mettent la capitale belge au centre de tous les enjeux même si la caractère politique de plus en plus relégué au second plan.

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